Agathe, quand le lien humain devient un métier

Publié le :
8/1/2026
Par :  
Anne Pancher
Talents

Qui es-tu Agathe ?

Aujourd’hui, mon quotidien s’articule entre deux métiers : celui de barista à mi-temps au sein d’un espace de coworking et celui de « fédératrice » de communautés. Deux métiers, mais un seul moteur puissant : le lien humain, qui me passionne !

Dans mon activité de barista, au-delà de ma passion pour le café, ce que j’adore par-dessus tout, c’est ce lien particulier qui se crée avec les habitués : papoter, échanger, partager ses émotions, se confier… Cela m’anime au quotidien.

Et parallèlement, dans mon activité en communication et marketing, mon univers professionnel est très vaste et varié. J’interviens auprès de start-ups et de petites entreprises pour fédérer les personnes, que ce soit à travers l’animation de communautés ou la production de podcasts par exemple. Là aussi, c’est la facette humaine qui me fait vibrer : échanger avec les gens, mettre en place des événements et y participer…

De formation supérieure en communication, j’ai découvert l’univers des start-ups lors de mes années en alternance, et c’est dans ce type de structure que je me plais le plus. D’une part parce qu’on se connaît tous, ce n’est pas impersonnel, c’est beaucoup plus naturel, et d’autre part parce qu’il y a tellement de choses à faire, à mettre en place… C’est un véritable terrain de jeu : partager mes idées et pouvoir les mettre en application dans un esprit « test and learn », avoir la latitude et la liberté de tester des choses sans être contrainte par une lourdeur procédurale.

Humain et engagement : ces deux drivers, je les ai retrouvés dans le livre Les Victorieuses de Laetitia Colombani, qui m’a énormément touchée. Il relate l’histoire d’une avocate de 40 ans à la carrière brillante qui, un jour, craque, s’effondre et fait un burn-out. Envoyée au sein d’un foyer pour femmes, elle découvre l’associatif et le bénévolat, qui lui permettent de se sentir utile à travers le don aux autres. Cela m’a inspirée et donné l’envie de m’engager dans ce type d’actions. Cette expérience, je la raconte dans mon podcast Pacifiques, dans l’épisode 1 « Ma première expérience associative ».

Un autre élément important pour moi dans chacune de mes missions : j’aime avoir le sentiment d’incarner un peu l’entreprise. Je l’ai vécu au sein d’Adam & Eve, pour lesquels j’ai prêté ma voix à la saison 2 de leur podcast. J’ai eu le sentiment de porter leur marque à travers mon interprétation. D’ailleurs, pour l’anecdote, j’aime faire des imitations, notamment de voix de dessins animés. Ça m’amuse de les réinterpréter. Et mon rêve serait, un jour, d’avoir l’opportunité de faire du doublage !

Mais c’est aussi le cas au sein d’Arboriia, où j’incarne le persona « Benga », qui fait vivre la communauté du collectif. Arboriia, c’est un collectif dans lequel je me sens bien. L’environnement y est chaleureux et bienveillant.

Et pour incarner au mieux ces valeurs, je peux m’appuyer sur mon optimisme. J’aime les bonnes choses de la vie : un bon resto, partager avec mes proches, de la bonne musique… En toute circonstance, j’essaie de trouver du positif. Je me dis que toute situation stressante ou anxiogène m’apprendra forcément une leçon. J’essaie d’aborder les choses de façon positive et j’ai cette capacité à rebondir dans l’adversité. Quoi de mieux pour l’illustrer que ce smiley 🥰, qui diffuse du bien-être, du confort, un état agréable dans lequel on se sent bien.

Et maintenant, un peu de toi côté « Entrepreneuriat »…

Mon moteur pour me lancer en tant que freelance a été une envie de liberté : pouvoir moduler mes horaires et mes journées, même si aujourd’hui j’ai un contexte un peu particulier, puisque j’exerce en tant que freelance à 50 % du temps et en tant que barista en CDI le reste du temps. Cette articulation 50-50 me convient très bien.

Sur mes demi-journées de freelance, c’est vraiment cette liberté que j’aime, le fait d’avoir moins de pression et d’être plus au calme chez moi.

Pour autant, cette liberté n’est pas synonyme d’absence de cadre. Mon petit rituel quotidien est de faire une « to-do list ». Pas une longue liste inatteignable, mais deux ou trois tâches concrètes et spécifiques, avec le plaisir et la satisfaction de pouvoir les cocher une fois accomplies.

C’est une astuce que je donnerais à tout entrepreneur : ne pas trop s’éparpiller, cadrer un minimum (car personne ne posera de cadre à notre place) et se créer des rituels, comme pour les déclarations URSSAF par exemple.

Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui souhaiterait devenir entrepreneur, ce serait de se lancer !

Si on a ne serait-ce qu’un petit peu envie, c’est qu’il y a déjà une brèche, et ça ne coûte rien de créer au moins son statut.

En ce qui me concerne, je me suis lancée sur deux aspects :

  • Tout d’abord, un voyage en solo à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Je suis partie seule pendant trois mois. La solitude me faisait peur, mais j’y suis allée pour me challenger et sortir de ma zone de confort. Je me suis sentie capable de faire des choses sans avoir besoin d’aide. Ça m’a reboostée et donné confiance en moi. J’ai tenté un milliard de choses que je n’avais jamais osé faire et que je voulais faire depuis longtemps. C’était incroyable, et je suis très fière de l’avoir fait.
  • Ensuite, directement dans l’entrepreneuriat, à la sortie de mes études. Je me suis dit : « J’essaie, et au pire, si ça ne marche pas, j’aurai toujours mon statut à côté ». Finalement, à l’issue de ma dernière alternance, l’entreprise a choisi de contracter avec moi en tant que freelance.

Franchement, je pense qu’il faut se lancer. Si on est motivé, c’est possible de trouver des clients, même si parfois il faut y aller un peu au culot.

En revanche, mon vécu me fait aussi préciser qu’il ne faut pas demander l’ACRE trop tôt. J’ai fait la demande alors que je ne facturais pas encore, et j’ai ainsi perdu six mois d’ACRE.

Pour finir, mon moment favori pour venir me ressourcer : la danse.
Je fais du modern jazz depuis que je suis petite et j’ai retrouvé un super groupe à Paris. Cela me permet de tout extérioriser : être dans le corps, le ressenti, et plus dans la tête, le rationnel. Même après une journée difficile, tout s’en va.

On a commencé ce portrait avec le lien humain, et on l’achève de la même manière. La boucle est bouclée !

Si le profil d’Agathe vous intéresse et que vous souhaitez échanger, on sera ravis de vous répondre sur benga@arboriia.fr !

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